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1 décembre 2011

Un monde nouveau sous le règne d’une conscientisation sociale

De nos jours, le phénomène de transparence prend une grande importance pour les biens que nous consommons. Nous sommes intéressés à connaître tout le chemin qu’a parcouru ce bien de sa formation jusqu’à notre usage. Prenons notre nourriture en exemple. C’est en portant une attention aux différentes méthodes de production ou de transport que nous effectuons un choix éclairé sur notre achat. Car ce dernier reflète notre concept de justice, de respect et de non-cruauté envers les animaux.

Plusieurs médias s’approprient ce sujet très chaud. Récemment, une revue a fait un article sur la viande heureuse. Les gens se sentent concernés et veulent que les gouvernements prennent des mesures et établissent des lois pour que le consommateur puisse choisir un produit vivant qui a été géré avec respect. Nous tenons à ce que l’animal qui sera destiné à la consommation soit traité de manière équitable, de sa naissance jusqu’à sa mise à mort. Nous valorisons la divulgation des toutes les étapes de production et de transformation afin de conclure si elles répondent ou non à nos attentes. Bien sûr, cette transparence a un prix, mais lorsque l’information est clairement véhiculée, plusieurs personnes y adhèrent.

Les poules en liberté en sont un bon exemple; elles nous offrent des œufs 2 à 3 fois le prix du casseau régulier, car elles vivent décemment et possèdent un espace nécessaire à leur confort de base. Plusieurs fois, je suis restée les mains libres devant un étalage vide! Et pourtant, les œufs des poules en cage  ne manquaient pas….Dans le rayon de la viande, la provenance n’est pas donnée aussi clairement et ainsi, la décision demeure plus nébuleuse. Là où les hauts dirigeants hésitent, c’est le prix plus élevé à imposer aux clients. Or, si nous donnons le choix aux consommateurs, certains choisirons cet achat plus dispendieux sans hésiter afin de respecter une idéologie morale et parce que nous nous conscientisons de plus en plus au sort des animaux. Bien entendu, nous aimerions tous nous procurer nos viandes directement chez l’éleveur. Actuellement, cet idéal est plus ou moins accessible, selon la région où l’on se situe. Cependant, c’est une pratique qui tend à se développer.  Privilégiez les produits locaux, c’est faire preuve de respect envers les animaux et moins polluant pour la planète. Les consommateurs réclament que l’on évite aux animaux le supplice de subir des longues heures de transport entre le départ de la ferme, l’abattoir et notre assiette. Ainsi, l’animal n’en sera que moins stressé et le produit final gagnerait en qualité.

On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs! Nous devons continuer de croire en nos valeurs sociales qui veillent à protéger la nature et tous les êtres vivants qui se la partage. Ce n’est pas une mode passagère, mais bien la résultante d’une conscientisation sociale qui ouvre la porte à un monde nouveau.

Dre Valérie Desjardins

Hôpital vétérinaire Prévost